Les couleurs : le rose

Et si on vous en faisait voir de toutes les couleurs : le rose

5ème volet de notre série sur les origines et significations des couleurs…
En ce mois d’avril, le rose vient réchauffer les températures assez peu printanières ! Le rose, qui tire son nom de la fleur éponyme, est la seule couleur qui, une fois mélangée au blanc, porte un nom différent de sa teinte d’origine. On ne dit pas « rouge pâle » mais bel et bien « rose ».

Du rose masculin au rose féminin

Le rose n’a pas toujours eu de connotation féminine. La tradition voulait que le rose soit plutôt une couleur masculine, considérée comme un signe d’agressivité et de virilité. Au Moyen-Âge, le rouge était réservé aux hommes et souvent présent sur les chausses des chevaliers. Le rose, sa déclinaison, était dédiée aux jeunes garçons car plus douce. Dans la peinture religieuse, Jésus enfant est représenté portant une tunique rose.

Au XVIIIe siècle, le rose se démocratise lorsqu’un peintre belge invente un nouveau rose pour la porcelaine royale de Sèvres. Madame de Pompadour et la Cour se prennent de passion pour cette nouvelle couleur pleine de finesse. Ce rose s’impose dans tout Versailles, notamment pour les nouvelles-nées : vêtements, couvre-lits et même les pots de chambre ! Le rose devient à ce moment-là synonyme de féminité, de fragilité et de douceur.

À l’ère de la consommation de masse, le marketing dans la mode impose cette convention, qui attribue le rose aux filles et le bleu aux garçons. Avec les vêtements genrés, les parents sont « contraints » de renouveler la garde-robe pour chaque nouvel enfant… Consommation quand tu nous tiens !

Malgré tout, l’ancienne convention qui place le rose comme signe de masculinité persiste. Dans le rugby, un sport où la virilité domine, le Stade Français voit même la vie en rose depuis plusieurs années !

Le rose dans l’art

Le rose, comme dans la célèbre chanson « La vie en rose » d’Edith Piaf, évoque des émotions positives telles que l’optimisme et l’enthousiasme. Au Moyen-Âge, les peintures racontant la vie des Saints représentaient les maisons en rose lorsqu’un miracle s’y était produit. Le rose est utilisé pour illustrer le rêve et de l’amour, thèmes abondamment repris en poésie. Ne dit-on pas « assis sur un nuage rose » pour désigner une personne amoureuse ?

Érotisme et nudité

Le rose évoque également la nudité, avec pour base à la couleur de la peau. Au XIXe siècle, les collants et maillots roses (dits de couleur chair) servaient au théâtre à suggérer la teinte de la peau. Depuis, la vue de la peau ou d’un corps un peu dénudé n’étonne plus, mais le rose reste associé à la nudité. Le rouge symbolise l’amour et la couleur rose, plus douce, fait quant à elle référence à la nudité, l’érotisme et tout ce qui a trait au plaisir sexuel. Le rose est couramment utilisé pour des affiches de films pornographiques, une devanture de sex-shop ou encore pour une ligne de téléphone… rose !

Le rose dans le graphisme

Le rose est souvent utilisé pour évoquer l’univers de la cosmétique, de l’enfance ou encore de la pâtisserie. Ces clichés ont longtemps cantonné l’utilisation du rose à certains secteurs d’activité. Or une couleur peut être adaptée pour une identité y compris dans un domaine qu’elle n’évoque pas habituellement et, à l’inverse, il n’est pas obligatoire de créer un logo rose pour votre sex-shop 😉 . Cela peut donner lieu à des créations fraîches et en rupture avec les conventions : marié à contrepied avec des éléments évoquant la dureté, le rose peut apporter une identité originale. Preuve à l’appui : le succès de la Panthère Rose !

Le rose évoque la tendresse, le romantisme et la douceur… Mais pas que ! Associé avec des couleurs plus dures, cette couleur peut prendre le contrepied et apporter de la fraîcheur et de l’originalité 🙂

Si vous désirez une identité en accord avec votre activité, venez en discuter autour d’un café 😉
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